jeudi 1 juin 2017

L'identification par micropuce

La perte ou le vol d’un animal est toujours un événement dramatique.  À chaque jour, de petits animaux, chiens et chats  sont retrouvés et amenés  dans des refuges. Malheureusement, il arrive trop souvent que l’on ne puisse les identifier et les rendre à leur propriétaire. Ils sont alors mis en adoption ou, pire, finissent euthanasiés car les refuges et autres S.P.A. ne les gardent en général que 3 à 7 jours.

Il est donc très important d’agir rapidement dans les 48 heures suivant la fugue de votre animal :
  1. Informez-vous auprès de votre municipalité (et des  municipalités voisines) afin de savoir quel organisme gère les animaux errants dans votre secteur.
  2. Contactez cet organisme responsable pour les informer de la perte de votre animal.
  3. Donnez une bonne description de votre animal et fournissez- leur même une photo.
  4. Contactez aussi les cliniques vétérinaires avoisinantes en laissant les coordonnées pour vous joindre si on leur signalait un animal retrouvé correspondant à la description que vous leur aurez laisser.
  5. Publiez la photo, la description et les circonstances de l’événement sur notre page Facebook « animaux perdus à Rosemère »

Évidemment, si votre animal est identifié d’une façon ou d’une autre, cela facilitera et accélèrera son retour auprès de vous. Les moyens classiques d’identification sont bien sûr les médailles accrochées à son collier. Vous pouvez lui fournir une médaille personnalisée avec son nom et votre numéro de téléphone par exemple. Certaines municipalités obligent l’achat d’une médaille numérotée au nom de la ville. De plus, si votre animal est vacciné contre la rage, la clinique vétérinaire vous remet une médaille qui nous permet de vous retracer grâce au numéro qui y figure.

Certains éleveurs feront tatouer leurs chiots avant de les vendre. Ils portent ainsi une identification permanente et efficace. Mais c’est là une méthode qui tend à disparaître au profit de la pose d’une micropuce électronique. Le procédé est en effet plus rapide, moins douloureux et moins coûteux.

La micropuce n’est pas plus grosse qu’un grain de riz et est introduite sous le derme avec une aiguille entre les omoplates de l’animal. Une anesthésie locale est alors nécessaire, mais une fois en place elle ne procure aucun inconfort. Grâce à un lecteur de micropuces, un simple balayage de la région nous permet de lire le numéro de série qui correspond à votre dossier et vous identifie comme propriétaire.

L’identification par micropuce est obligatoire pour l’entrée dans certains pays européens. Si vous voyagez avec votre animal, il est préférable de vous en assurez.

Les chats sont peu tolérants au collier et encore moins si on y accroche une médaille. Ils ont tôt fait de retirer le tout avant d’aller gambader en ville! L’identification par micropuce est idéale pour eux.

L’identification par micropuce est un moyen simple, efficace et peu coûteux qui peut aider à retrouver votre compagnon s’il est perdu.  À la clinique vétérinaire Rosemère, nous procédons régulièrement à la pose de micropuce.  Notre lecteur de micro-puces est certifié pour la lecture de la plupart des puces électroniques. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ou pour prendre rendez-vous.

Si votre animal doit subir une chirurgie ou une quelconque intervention sous anesthésie générale comme un détartrage par exemple, nous vous offrons  d’en profiter pour lui faire installer une micropuce.  L’anesthésie locale ne sera pas nécessaire à ce moment-là, réduisant le coût global de l’installation de 30$. De plus, comme à la clinique vétérinaire Rosemère nous voulons encourager ce type d’identification pour prévenir les tristes histoires de pertes d’animaux non retrouvés, le prix de l’installation est réduit de 80.00$ à 50.00$ si combiné à une anesthésie générale pour une autre intervention.

samedi 1 avril 2017

La maladie de Lyme

La maladie de Lyme, ou borréliose est la maladie transmise par les tiques la plus fréquente au Québec.  Elle est causée par une bactérie de type spirochète, Borrelia burgdorferi.  Le vecteur, c’est-à-dire le moyen par lequel elle est transmise à l’animal ou à l’homme, est la tique à pattes noires (Ixodes scapularis).

Bien qu’on connaisse cette maladie depuis déjà 20 ans aux États-Unis et en Europe, les cas québécois se font maintenant de plus en plus fréquents. On considère que la bactérie B. Burgdorferi  est présente chez plus de 15 % des tiques à pattes noires au Canada, mais cela varie selon la région.  Ainsi, le sud du Québec est l’une des trois régions à plus haut risque de borréliose au Canada!

Les chats qui sont exposés à la bactérie par une morsure de tique à pattes noires, développeront une réponse sérologique (apparition dans le sang de signes indiquant qu’il y a eu présence d’un organisme infectieux) mais l’incidence de la maladie chez les félins est incertaine.

Le chien est l’espèce la plus susceptible de développer les symptômes de la maladie après l’humain.  La maladie de Lyme chez l’homme est caractérisée par un syndrome grippal aigu accompagné de lésions cutanées. Si elle n’est pas traitée rapidement, des conséquences neurologiques, cardiaques ou arthritiques peuvent devenir chroniques.

La médecine vétérinaire joue ici un rôle important en santé publique.  En effet, par la détection des tiques et de B. burgdorferi dans l’environnement, les chiens testés jouent un rôle de sentinelle face à cette maladie.

La tique Ixodes scapularis a un cycle de vie en trois stades de développement, larve, nymphe et adulte. Les humains et les chiens sont habituellement infectés par les nymphes ou les tiques adultes. Au Québec, chez le chien, il semble que la transmission ait lieu principalement pendant les périodes les plus actives du stade de la nymphe (au printemps) et de la tique adulte (à l’automne). La période des tiques s’étend donc de la fonte des neiges en avril à la fin de l’automne en novembre.
Les tiques résident dans les herbes longues et les sous-bois. Elles s’accrochent sur l’animal lorsqu’il passe à proximité. La transmission de la bactérie B. burgdorferi se fait en 24 à 48 heures. Toutefois, seulement 5 à 10 % des chiens infectés développent des signes cliniques de la maladie.

Contrairement à l’humain chez qui se manifeste un syndrome aigu de la maladie, le chien ne développera de signes cliniques que 2 à 6 mois après l’infection. Cela complique l’établissement du diagnostic.

Les premiers signes visibles de l’infection incluent la fièvre, la léthargie et la boiterie. Après quelques jours, des conséquences telles qu’une polyarthrite (douleur dans plusieurs articulations en même temps), une néphrite (atteinte des reins), une myocardite (atteinte du cœur), une uvéite (atteinte des yeux) et des atteintes du système nerveux peuvent survenir.

Des tests nous permettent de détecter les anticorps à B.burgdorferi pour confirmer une exposition à la bactérie. Un traitement peut ainsi rapidement être amorcé pour les chiens positifs et ayant développés des signes compatibles avec la maladie. Le traitement consiste en la prise d’antibiotiques pour un minimum d’un mois. Généralement les signes cliniques se résorbent en moins de trois jours mais malheureusement des récidives sont possibles car aucun traitement n’est à ce jour efficace pour éradiquer totalement les bactéries de l’organisme. C’est pourquoi la prévention est préférable.

Le meilleur moyen préventif de la maladie de Lyme est la protection contre les tiques. Notons qu’il existe aussi un vaccin contre B. burgdorferi. Au Québec où la prévalence de la maladie est relativement faible comparativement au nord-est des États-Unis, la prévention contre les tiques semble être le moyen le plus indiqué et impliquant le moins d’inconvénients. Outre de vérifier le pelage de l’animal après une promenade dans un boisé, de nouvelles formulations à croquer, très efficaces contre les tiques  et sans effets secondaires notables à administrer aux mois ou aux trois mois sont disponibles.  Il existe aussi un  traitement topique à verser sur la peau mais attention ce traitement est toxique pour les chats.

La prévention des tiques fait maintenant partie du protocole de protection des chiens au Québec. De même que pour les puces et le ver du cœur, chaque printemps est l’occasion de protéger les chiens contre ses indésirables parasites.

Joanne Corbeil, dmv, CCRP

mercredi 1 mars 2017

POUR DES DENTS PROPRES ET EN SANTÉ

La dentisterie est une science qui étudie la santé des dents et des gencives.

Les animaux, comme les humains, peuvent avoir des problèmes graves dans leur corps qui sont secondaires à une mauvaise hygiène de leurs dents et une infection aux gencives.

Les bactéries qui se logent dans les gencives peuvent prendre la circulation sanguine et aller se loger dans d'autres organes du corps animal tels les reins, le foie, le coeur, le pancréas, la vessie... L'infection devient plus difficile à soigner lorsqu'elle est ainsi transportée par le sang et elle peut même créer des dommages permanents à ces organes.

Un brossage des dents de votre animal avec un dentifrice spécial à base d'enzymes qui sont efficaces pour contrer le tartre et la plaque dentaire est une bonne façon de prévenir ces problèmes sérieux. Si votre animal est moins coopératif, vous pouvez aussi mettre un peu de ce dentifrice sur une lamelle à mâcher ou un jouet à mordiller pour qu'il se brosse les dents tout seul. Il existe également des lamelles à mâcher avec dentifrice déjà incorporé dans la lamelle (Enzadent).

En plus de brosser les dents, un nettoyage en profondeur (détartrage) sous anesthésie générale est nécessaire lorsque l'accumulation de tartre et l'infection des gencives (gingivite) sont trop importants et impossibles à contrôler. Selon l'animal, cela pourra parfois être effectué une fois par année ou à intervalle plus espacé (exemple aux 3 à 5 ans).
Ce détartrage est important pour éviter la perte prématurée de plusieurs dents en jeune âge chez certains animaux, particulièrement ceux ayant une très petite bouche.

N'hésitez pas à discuter avec votre vétérinaire pour savoir si votre animal est à risque de développer une maladie dentaire. Il pourra vous conseiller sur la fréquence des détartrages recommandée pour chacun de vos animaux.

mercredi 1 février 2017

Les animaux aînés

Selon la taille et le poids correspondant à la race de votre animal, on le considérera âgé à 6 ans (très grandes races et grandes races, plus de 50 lbs /22.7 kg) ou à 9 ans (petites races et races moyennes jusqu’à 50 lbs/22.7 kg).  Ainsi, pour généraliser, nous disons que vers l’âge de 7 ans un animal de compagnie rejoint le rang des aînés.

Cela ne signifie pas, loin de là, que votre animal est un vieillard impotent!  Mais cela permet de mettre les choses en perspective et réaliser que l’espérance de vie de votre chien ou de votre chat n’est malheureusement pas la même que la vôtre et que sa santé peut changer rapidement dans une même année, puisque cela peut représenter 7 ou 8 ans en âge humain.

Plusieurs maladies de l’animal aîné peuvent passer inaperçues au début et les changements qu’elles occasionnent peuvent être difficiles à percevoir. Bien que ressentis par l’animal lui-même, ils ne sont pas assez dérangeants pour qu’il vous le « dise ».

Par exemple, ce n’est qu’au stade avancé d’un diabète que votre chien ou votre chat se mettra à boire et à uriner beaucoup et pourtant cela fait probablement plusieurs mois que la maladie se développe sans que personne ne remarque quoi que ce soit.

C’est pourquoi la prévention est si importante.  L’état de santé future de l’animal aîné dépend de la détection rapide et du traitement précoce  de la maladie. 

Des tests peuvent identifier certains risques pour la santé avant même que ne se manifeste la maladie.  Ils comprennent entre autres des analyses de sang et d’urine, des radiographies et des échographies. 

Votre observation de l’état général de votre animal peut aussi nous aider à évaluer sa santé et à contribuer à prévenir les effets négatifs du vieillissement sur son bien-être.

Surveillez tous signes de changements au niveau de son poids, de son appétit ou de l’élimination de ses selles et urines. Observez sa peau et son pelage mais aussi son comportement et comment il se déplace. Observez s’il a de la difficulté à se lever, à sauter ou à grimper.

Prévenez-nous de tout changement avant qu’il ne devienne sérieux.  Vous êtes la personne la mieux placée pour détecter précocement les signes d’une maladie qui affecte votre animal aîné. Ensemble nous pourrons faire en sorte que cette étape de sa vie soit la meilleure possible.
        

mercredi 16 novembre 2016

Patman : mascotte de l'année 2016!

L'Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ) en pratique des petits animaux a remis le titre de la Mascotte vétérinaire de l'année 2016 à Patman, un membre de l'équipe de la Clinique vétérinaire Rosemère depuis 10 ans maintenant.

« Toute l'équipe de la clinique était bien heureuse d'apprendre que Patman avait gagné ce prix. Il fait partie de nos vies depuis longtemps et nous sommes impressionnés chaque jour de le voir se promener dans la clinique sur ses 2 pattes avant seulement » relatait la propriétaire de la Clinique vétérinaire Rosemère, Dre Joanne Corbeil.

Pour l'AMVQ, « le jury composé de neuf médecins vétérinaires et propriétaires d’animaux a tout simplement craqué pour l’histoire de Patman ».

Découvrez l'histoire de ce petit chat courageux ici!

vendredi 29 avril 2016

Les anges gardiens du musée de l’Ermitage à St-Pétersbourg en Russie


         À St-Pétersbourg, un dédale de tunnels, de caves, d’entrepôts et d’aires de service serpente sur 20 kilomètres sous les cinq bâtiments du musée de l’Ermitage. Une colonie de chats vit dans ces lieux librement, et y traque les rats, préservant ainsi un inestimable trésor. Car si le plus grand musée du monde expose quelque 65 000 œuvres d’art dans son millier de salles, 2.7 millions d’autres pièces reposent dans ses réserves, dans le secret de ses profondeurs.
         Les premiers chats sont arrivés ici il y a 270 ans. En 1745, Élisabeth 1ere de Russie, qui craignait les souris, décida d’installer des félins dans sa résidence. Mais c’est sous le règne de Catherine II que ces carnassiers acquirent leur statut officiel de « gardes impériaux ».  On distinguait alors les « chats de chambre », des bleus russes qui servaient d’animaux de compagnie, et les « chats d’arrière-cour », qui empêchaient les rats d’endommager les toiles.  Leurs descendants ont survécu à la Révolution de 1917 et ont continué leur travail durant l’ère soviétique.
         De nos jours, ils surgissent de tous les recoins des galeries voûtées. Ils se prélassent sur des coussins, se perchent sur les conduites de ventilation et les canalisations d’eau chaude. D’autres encore déambulent entre des meubles remisés ou les rampes des escaliers. Toutes les portes sont percées d’un trou pour qu’ils puissent circuler.
         Comme toute colonie de félins, celle-ci est très hiérarchisée, si bien que les employés du musée l’ont divisée, avec humour, en trois catégories : les « aristocrates », la « classe moyenne » et la « basse caste ». Tous, cependant, finissent en toute égalité dans le cimetière qui leur est réservé dans l’une des cours du musée.
         Ils ont leur propre clinique vétérinaire installée sous le Théâtre de l’Ermitage. Les employés et les bénévoles les soignent, leur procurent eau et nourriture et les toilettent.
         Chacun des chats de l’Ermitage est répertorié et dispose d’une carte d’identité avec sa photo !
         Les 2 500 salariés de l’institution connaissent les noms de tous les félins. Ces chats sont considérés comme des employés à part entière.
         Le musée n’alloue aucun budget à l’entretien des félins. Son financement dépend des dons du public, des employés et des habitants de la ville. Ils ont aussi deux importants mécènes, l’association allemande Pro Animale, et la société française Royal Canin.
         Les beaux jours venus, on peut voir certains félins flâner sur les pelouses des cours intérieures, où prendre le soleil devant l’autre façade de l’Ermitage qui se déploie sur un côté de l’immense place du Palais. C’est pourquoi des panneaux de signalisation ornés d’une silhouette de chat se dressent aux alentours à l’intention des automobilistes.
         En réalité, les chats de l’Ermitage n’attrapent plus aucun rat ni souris depuis longtemps. Leur seule présence suffit à dissuader les rongeurs. Mais les matous sont si populaires parmi les 3 millions de visiteurs annuels qu’ils sont devenus des icônes, les mascottes du musée.

Source : Geo extra, Le chat, fév,mars,avril 2016, pp 49-57.

vendredi 29 janvier 2016

L’ONCOLOGIE COMPARATIVE

Quand le cancer du chien peut aider à comprendre celui du maître

Les études portant  sur les cancers chez le chien peuvent apporter une aide dans la  connaissance des cancers humains tout en contribuant à améliorer les soins à ces petits animaux.

La faiblesse des études classiques avec des animaux de laboratoire tels que les rats et les souris, est qu’il est difficile d’appliquer les mêmes paramètres aux humains. La correspondance du modèle « rongeurs » avec les humains n’est pas parfaite, loin s’en faut.

On estime que plus de 4 millions de chiens seront diagnostiqués avec un cancer cette année aux USA. 

Voici quelques observations  intéressantes :


  • Les chiens et les humains sont les deux seules espèces qui développent naturellement le cancer de la prostate. Chez les deux espèces, les métastases aux os sont les plus fréquemment retrouvées.
  • Le type de cancer de la glande mammaire (cancer du sein) qui affecte les chiennes entraîne des métastases préférentiellement aux os (même chose chez la femme)
  • Le cancer des os le plus fréquent chez le chien, l’ostéosarcome est du même type que celui qui affecte les adolescents. Sous le microscope, les cellules cancéreuses provenant de l’ostéosarcome d’un adolescent sont non différenciables de celles du cancer osseux d’un golden retriever.
  • Les cancers de la vessie, les mélanomes et les cancers de la bouche sont d’autres exemples où l’on retrouve des similitudes entre les chiens et leur maître.
  • Le lymphome le plus fréquent chez le chien est comparable au lymphome des cellules B non-Hodgkiniennes chez l’humain.

De telles similarités permettent une nouvelle approche dans la recherche contre le cancer; « l’oncologie comparative ». Cela permet de transformer une triste nouvelle en une ressource nationale pour aider les autres animaux et les gens.

Le fait que les chiens développent « naturellement » le même type de cancer que nous fait en sorte que les études prédictives sont meilleures que celles effectuées avec des rongeurs. Les cancers étudiés chez des rongeurs sont provoqués artificiellement et rapidement alors qu’un cancer peut prendre de 20 à 30 ans à se développer chez un humain.  Des thérapies qui fonctionnent merveilleusement bien chez les rats échouent chez l’humain. Cela pourrait expliquer à quel point les progrès de la science à trouver une cure efficace contre le cancer sont d’une lenteur frustrante. L’étude et le traitement des tumeurs affectants les chiens offre une opportunité de recherche sur la complexité du développement du cancer d’une façon moins artificielle.

Une réponse positive des chiens à certains traitements devient donc une indication que le même traitement fonctionnera chez l’humain à cause des ressemblances entre les deux espèces au niveau du comportement de ces mêmes cancers.

Certaines races de chiens sont particulièrement susceptibles à certains cancers. Par exemple : cancer des os chez les rottweilers, cancer de la cavité nasale chez les collies, cancer de l’estomac chez les chow chow, cancer du cerveau chez les boxer, lymphome chez les golden retriever, cancer de la vessie chez les scottish terriers. Les chercheurs y voient un intérêt pour la recherche de causes génétiques aux cancers.

Jadis, nos ancêtres humains ne vivaient pas assez longtemps pour développer et être affligés de cancer relié à l’âge. L’hygiène et la médecine moderne ont contribué à allonger l’espérance de vie mais aussi à augmenter le risque de développer un cancer au moment de la vieillesse.  Le même phénomène s’applique aux petits animaux domestiques. Ils sont protégés des prédateurs, bien alimentés et soignés. Ils vivent aussi plus longtemps que leur ancêtre.

L’observation des deux populations humaines et canines d’une même région qui développeraient un taux plus élevé que normal d’un même type de cancer pourrait appuyer fortement la suspicion d’une cause environnementale.

Le mystère de la résistance aux cancers (les personnes centenaires sont moins susceptibles de mourir d’un cancer que les gens entre 70 à 80 ans) ne pourra être compris qu’en étudiant de près cette population, soit leur génétique, leur diète et leur style de vie. Mais il est souvent impossible d’avoir des informations pertinentes sur leur vie au moment du jeune âge. Les chercheurs se sont donc demandé si ce phénomène de résistance aux cancers se retrouvait chez les chiens. La réponse est oui!

Maintenant, en questionnant les propriétaires de chiens très vieux, les oncologues peuvent construire l’histoire de vie de ces chiens « centenaires ». Combiné à une étude génétique cela leur procure un champ d’étude déterminant pour la compréhension de la résistance aux cancers. Aujourd’hui le séquençage du génome canin est complété.  Découvrir quel gène en particulier est impliqué dans tel type de cancer canin pourra aider les investigateurs à déterminer si et comment le même gène opère dans l’apparition du cancer humain.

L’oncologie comparative n’induit pas de cancer chez les animaux mais tente de traiter avec compassion les chiens qui souffrent du même type de cancer que développent naturellement l’homme et son meilleur ami et utilise ces observations pour l’avancée de la recherche.

Sans tomber dans l’acharnement thérapeutique on devrait garder en tête qu’en traitant un chien pour un cancer on fait preuve de compassion et on contribue à l’avancement de la recherche sur le cancer en général.  Ce sont les petits rongeurs de laboratoire qui seront content!